J’emporte les temps

J’emporte les temps
Les adieux,les rideaux
Les moisissures et les barreaux.
D’autres aciers viendront clore
A défaut de scier
De cet enfer noir les rubans
Du décorum le ciel vidé
Les cœurs empalés sur les rivières
Les grandes beautés des fièvres
Qui portent la lumière
A nouvelle aube
Le ventre vivant.

31 janvier 2017 14h04

Requiaime

Dans la proximité
D’un instant étincelle
La soudure éclatée
Proche du soleil
Le temps mou qui dévale
Jusqu’au vide qui avale
La pente aux arbres morts
Jusqu’aux sombres volatiles
De brouillard voir le vermeil
Et les chevaux de merveilles
Syncoper les nuages lourds
Aux coupures d’éclairs
Les larmes paraissent
Les longs chemins de pluies
Qui mènent à celui qui luit
Que l’attente qui me fuit
Me fasse sombrer délirante
Au pied de l’arbre des fastes
Aimer chaque étoile qu’il nous reste
Au lit des vastes contrées
De liberté.

1er février 2017 21h04

Chaque petit caillou de gris

Chaque petit caillou de gris
Est d’une ampleur de hasard
Telles l’ampoule baliverne
Ni les illusions du noir
Les défuntes,les feintes
Les défaites amusées
Chaque pore animal
Si humain
Se protéger des carrosses
Des citrouilles d’aliénés
Des châteaux d’Espagne
Au jeu vivant les plaies
Le cavalier prend la tour
Presse purée des villes qui dévissent
Dans la brume des outils asphyxiants
Les pourris pendus aux arbres de l’ignorance
Mais les serpents écorchés sur l’asphalte
Font le gouffre phallique,les vices
Les circonscriptions d’Eros systémiques
Les viandes plates des écumeurs d’écrans
Aux bas mots l’écrit des dessous
La dentelle des yeux
La stratosphère des peaux lustrées
D’ongles et d’angles érigés
Que le fouet à sa cime resplendit d’écume
Vague du ventre décollant la face
Et jette aux fous de marbre, la salissure
De leur empire imbécile.

5 février 2017 9h27

Censure

Il ne reste et ne restera pour contourner toutes les censures et les interdits expansifs qu’à être soi en vérité,révélé au quotidien,dans la vraie vie.Il n’y a pas plus transgressif jusqu’au jour ou,même la loi,au delà de la violence des chiens lobotomisés,au service de l’arbitraire,interdira la « singularité ».

Mon intention / Mon animalité sacrée

Mon animalité sacrée.

Trouvée au fil de mes errances, sous le sceau du destin, d’initiations aux illuminations.

Comme en ce jour de juillet 1985 en compagnie d’un sorcier sur les hauts plateaux andins, aux USA en 2007 quand je découvris l’esprit cheval chez des Nez Pierced, comme en Afrique centrale dans l’ombre des hommes léopard ou du culte Bwiti, mais encore en mai 2015 à &alem ou bien dernièrement en juin 2017 en Etrurie. Là, au cœur d’une nécropole ce fut une révélation et tout fit sens.

Cette absolue nécessité vitale de dessiner sur tous formats comme possédée par un esprit ancien. Puis à partir de travaux documentés en étruscologie je me suis créée un univers d’un au-delà interprété. L’œuvre picturale illustre ma performance du rituel de revitalisation et ma mythologie. Cibler l’invisible, l’indicible et l’offrir en visions et en actions. Chasser l’ombre fulgurante du chien de la mort. Je suis dans ma transe l’esprit cheval, celui qui guide l’anima des défunts au-delà de la porte des enfers. Je suis l’esprit de la terre, de l’eau, du feu et de l’air. Je suis trinité, homme, femme, cheval. L’esprit de la vie qui embrase et qui danse. Mon travail est une offrande, un sacrifice aussi aux divinités de la nature mais surtout un plaisir. En cela j’incarne la belle, douce et si courte vie. Tout en moi est expression d’un désir de vie, d’absolu et de beauté qui transcende l’humain divisé. Poésie, performances et dessins. Toujours mouvants, toujours vivants.

Mes triptyques composés de panneaux de 150×100 ou d’un panneau central de 150×100 et deux 75×100,de lignes claires de la bande dessinée belge, d’arts premiers aussi sont inspirés à l’origine des décors des buccheros et vases en terra cotta étrusques à figures noires et rouges