Douleur

la douleur est seconde
elle vient à pied,à point,saignante
maillot jaune,chiffon sale
rhésus zéro,négatif fellatoire et brosse à reluire
Le cissexué,sixième porte à gauche,au fond de la débauche
les hétéros essaims de taureaux aux drapeaux de seins
et puis les abusées que la liberté donnée rendent esclaves et catins
les bandes de bœufs,les carottes,le bouillon,les troncs glabres
les tribus affables,la queue dans le cerveau
les charrues dans les rues ou grincent les matous
les chattes dans les poubelles,les croquettes dans le froc
les coups d’estoc des satellites baveux,la foule défoulée des ruts à bagage
les mouches à merde font de légumineux mouchoirs
les broderies du dimanche devant l’église et les vendeurs sournois de savonnettes
les bondes bandantes et les fiottes mielleuses,abeilles du petit gratin
les gladiateurs des champs de patate
les vedettes à crédit,les torpilleurs du Sahara,les haras qui pleurent
et puis il en va comme des savates,la faune à pantoufle
le code des bouches et du gros dos,bushido du secteur dorsal
sans le parachute ventral qui fait se pâmer les sœurs
les fers parts et les affreux,le métal d’incendie des sans culottes
je ne porte pas de dessous,je n’ai rien à corrompre
les autres s’amusent et moi figurant l’assassin

Dos

J’ai bon dos
Mais il fait mal.
Surtout le bas.
Surtout à droite.
Là ou collaborent douleurs et colères.
Le mâle en bas.
Tout est travesti.
Les demis amis,les haines à demi,les ennemis entiers,
les petits enfants nazis,les cinglés de la bite,les hideux hittites,les faux zéneux zélés,les carmélites alitées,
les gueulards porcins,les saints poilus et les grotesques cris trop maigres.
Pingouins mécaniques des arctiques du cœur.Leurs fraises rugueuses dévorant la mort blanche.Les trous gercés n’ont pas de clous.
Les bavures déversées.
Les nuit renversées.
Cyclone de clowns inversés.
Tempêtes des calomnies.
A genoux suçant l’impie.
peluche qui perce les fibromes,le sourire du mal.
Mon dos fait mâle.
Surtout les reins.
Rien.
Surtout à gauche dans l’espace évidé.
Comme un poulet.

Devenir

Le vent cingle et mugit,la vie s’avance,conscience démunie.
Demain est peut être un nouvel abat jour.
Dans les entrailles des murs lépreux on lit parfois le testament des vieux qui ont perdu.
Un graffiti,une gravure,une entaille.
La marque des ongles labourant les cercueils.
Un long ennui,un temps infini,si égaré dans l’inaction et l’inutile,dévoyé.Au fond des lits cloutés des asiles,il y a des peluches de misère.
Des plaintes au plafond,des appels dans la terre,des hurlements de vérités que nul n’entend.
C’est dans ces cris sans intérêt que croissent les mauvaises herbes et les ronces.
Étrange serre étrangère ou se mêlent les droséras.
Une sphère opaque,une prison pour végétaux.
Dans les lents mouroirs sans miroirs des zones interdites,il y a nous,en devenir.

1er février 2014 13h27

Détresse de la lumière

L’expatriation.
Tricolore incolore décolorée.
Lévitation en talons aiguilles
Anguille de velours,glamour sans amour debout hors de la vue.
Trépanation et désincarnation.
Désincarcération et crémation.
Flammèches sans tribus mais le tribut à l’envie de verre.
Fragile.Agile.
En vain,de rien,chien et nager dans le saint des seins.
Le butin,les catins,les vauriens,les bons dieux de pacotille
les broutilles des images et les viols du purin
Émotions.
humain d’humus.
Surplus des usés
Osez les désossés
Voyage à la détresse de la lumière.
Trianon des corps et des tons de photons au fond du cimetière.
Versailles des saillies des morts.
les croix rouillées pointant la racaille sous la rocaille
Les grands mouroirs de la galerie des vaincus
Parjure des gravures des noms éteints soudainement flambés.
ne plus jurer de froid alors que les rayons d’été viennent éblouir
et ternir la misère folle à venir
tenir,détenir,détenue au fond du tombeau qui marche vers moi
la crème des couleurs s’étale lentement
les pastels à la truelle
maçonnerie d’ivrogne
ivresse et un sourire d’ombres en laisse
comme la promesse du repos

Destroy

La guerre destroy aura bien lieu.
Sous les remparts et d’autres.
Les séparés sont parés,les paréos préparés.
Les hommes murs porteront des armures molles.
Les juvéniles des jupes venues du Nil.
Les ennemis,là bas en bas,la haine bien mise.
Tous fauves.
Les couleurs des secondes,les minutes des procès,les papillons figés.
Ils défileront en carrés bien carénés d’acier.
Les chefs seront couverts.
Les guerriers saouls du dessous déjà absous.
Il y aura l’aura des rats et les hyènes ancestrales.
Les psalmodies pour les sales maudits.
La sueur perdue,l’attente dressée,les drapeaux écorchés.
Le fracas,les frottis,les fragrances et les poches de sang.
Les gants sont d’équinoxe,en inox de mer.
Alors les corps seront aux pieds.
Les sabres des tigres auront perdu leurs dents.
Sur la plaine,l’haleine fétide fait tiède.
La pénombre,peines,ombres,être encore là.
Piler les batteries de membres,l’ambre,les morts,les chevaux.
Brûler ce qui est laid.
Consumer l’odeur.
Dans les fosses la vérité et brouiller les pistes.
L’aube apparaît,la communion sacrée.
Les hommes dévots abattent les veaux, dévorent,partagent l’or.
Une autre bataille met bas dans le roc.
Commémorer à l’orée d’un nouveau massacre,le sacre de l’armée des larmes.
La guerre destroy aura bien lieu.

31 mars 2014 21h12