J’emporte les temps

J’emporte les temps
Les adieux,les rideaux
Les moisissures et les barreaux.
D’autres aciers viendront clore
A défaut de scier
De cet enfer noir les rubans
Du décorum le ciel vidé
Les cœurs empalés sur les rivières
Les grandes beautés des fièvres
Qui portent la lumière
A nouvelle aube
Le ventre vivant.

31 janvier 2017 14h04

Requiaime

Dans la proximité
D’un instant étincelle
La soudure éclatée
Proche du soleil
Le temps mou qui dévale
Jusqu’au vide qui avale
La pente aux arbres morts
Jusqu’aux sombres volatiles
De brouillard voir le vermeil
Et les chevaux de merveilles
Syncoper les nuages lourds
Aux coupures d’éclairs
Les larmes paraissent
Les longs chemins de pluies
Qui mènent à celui qui luit
Que l’attente qui me fuit
Me fasse sombrer délirante
Au pied de l’arbre des fastes
Aimer chaque étoile qu’il nous reste
Au lit des vastes contrées
De liberté.

1er février 2017 21h04

Chaque petit caillou de gris

Chaque petit caillou de gris
Est d’une ampleur de hasard
Telles l’ampoule baliverne
Ni les illusions du noir
Les défuntes,les feintes
Les défaites amusées
Chaque pore animal
Si humain
Se protéger des carrosses
Des citrouilles d’aliénés
Des châteaux d’Espagne
Au jeu vivant les plaies
Le cavalier prend la tour
Presse purée des villes qui dévissent
Dans la brume des outils asphyxiants
Les pourris pendus aux arbres de l’ignorance
Mais les serpents écorchés sur l’asphalte
Font le gouffre phallique,les vices
Les circonscriptions d’Eros systémiques
Les viandes plates des écumeurs d’écrans
Aux bas mots l’écrit des dessous
La dentelle des yeux
La stratosphère des peaux lustrées
D’ongles et d’angles érigés
Que le fouet à sa cime resplendit d’écume
Vague du ventre décollant la face
Et jette aux fous de marbre, la salissure
De leur empire imbécile.

5 février 2017 9h27