Abolition du privilège défintif

Je me sens si désolée.
Comme ces terres à rides des visages.
Mirages de folies.
Cantiques des coliques.
Nuages canoniques.
Voyager dans les coups de boutoirs.
Abattoirs du matin quand les râles font la place nette.
Dans les défilés tordus des mégots.

Je me sens si lasse.
Comme ces tournois de contrebasses de hautes volées.
Violes des viols enfouis.
Enterrements des errements dans la boue.
Peindre enfin les fleurs d’excréments.
Récipients d’airs terres à terres.
Tous les terreaux des taureaux assassinés.
Dans l’empire en pire du mal qui broie

Je me sens si éliminée.
Comme des joueurs du temps,cavaliers noirs des maladies
L’échiquier brisé des digues des dingues
Danse ses sabres dans le sable et des tigres édentés
Dormir contre les murs d’exécutions.
Fermer les cieux des gravures d’enfants.
Chuter prisonnière des éléments du songe.
La prison sale et humide des éponges de vie.

Je me sens si rien.
Finalement si bien au près du néant qui m’entraîne
comme putain en rumba des destructions.
De la mienne,Amen, qui se plie déjà dans la main
comme lettre non recommandable.
Un arrêté d’expulsion,émulsion terminale.
Condamnation à mourir de rire.
Tout perdre à se pendre au fil des langues.

Je me sens si vaincue.
Dévorée des fièvres vertes des forets.
Déflorée par les réalités des alités.
Dénudée dos tourné aux triomphes des lâches archers.
Proie des collabos des quolibets.
Des gobelets d’acide enfoncés dans le clair obscur.
Entre la chair épaisse et le fromage des blancs.
Les interstices à jamais interdits,tentures déchirées de la liberté.

Déjà trépasser l’hiver.

4 août 2013 18h00

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