Arbre

Que l’écorce soit fumante aux rayons abricots
du premier ciel.
Le brasier inonde,la lumière se répand,s’écoule,s’écroule,répond aux creusets d’ombrages encore luisants de la nuit.
Tout va très vite comme une invite à s’étendre sur le sol.
Fermer les yeux.
Le ciel devient méandres constellés de verts.
Alors les colères montent et s’explosent en feuillages et disparaissent.
Abandonnées à la peau invincible du tronc qui dresse sa paternité,ses méandres de marée de bois.
Cette colonne vivante,vertébrale,jaillissante,expulsée de la terre,pulsant sa sève,s’humidifie des larmes et du sang,des vacarmes.

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