Bois

Ou irais donc porter les bois de la folie?
Dans les longues forets de terreur ou les hommes enfin écrasés sont des enfants?

Des gradins dégradants de violence dévalent déjà les caporaux.
Les petits chefs partout coiffés de leurs bonnets d’ennui et le trac en matraques.
Le cri du rallye menteur,le foie des potes en compotes,les bas de hurlevent,les robes fauves des chatons,le chiotte des baskervilles.
A la grimace la soupe,à Etienne le marcel,aux armes les citoyens.
Les detachements dissenteriques martelent la scene abreuvés de clous.
Les abimes s’ouvrent et le vent noir ignoble s’y engoufre.
Les decalottés de la vertu,la carotte et le baton dans le cul.
Parfois aussi le marbre et le goupillon dans les superettes des morts code barrés.
Les glands des siciliens pendus à l’arbre à cames.
Il y a certes une morale des pendus.
La galactique certitude de l’ecrasement.
L’elephantesque absurdité dans la porcelaine. La mauvaise haleine en plus.La mauvaise foi des cirhotiques épileptiques. Et toute cette grandeur,le genie des grenouilles,les illuminés d’allumine et du minimum,les allumettes souffrantes,les frasques des coliques,les nostalgiques des antalgies,les éphèbes antiseptiques.
Et puis les ordres fusent. Ils explosent en petard d’artifice mais il n’y a plus d’artificier,que des fessiers et des orties. Et puis la bonne herbe et puis la mauvaise graine et puis rien du tout.
Que valent les ventres apeurés dévalant la mer de merde?Les glissades vers l’étoile à étrons?Les fleurs de selles?
Les chevaux ne portent pas de ce cambouis infame.Ils ont leur crottin.
L’humain n’est qu’un trou. Il gobe.Par plaisir.Par necessité. Sans conscience.Un insecte fabuleux aux dimensions minuscules d’un cosmos asiègé.Piègé dans le tourniquet de la vie qui le lacère. Il absorbe,il rejette..
Une pompe organique.
Il n’a pas de bassin de décantation.Il s’oublie et il oublie..

Le bois de justice c’est ce que portent les cerfs,les bourreaux,les bucherons et les gueules.
Alors il suffit de prendre des baffes de ronces,des gnons de fougères et de s’enivrer de pains sylvestres pour oublier les hommes,leurs enfants et le vent.

15 avril 2014 13h51

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