Abolition du privilège défintif

Je me sens si désolée.
Comme ces terres à rides des visages.
Mirages de folies.
Cantiques des coliques.
Nuages canoniques.
Voyager dans les coups de boutoirs.
Abattoirs du matin quand les râles font la place nette.
Dans les défilés tordus des mégots.

Je me sens si lasse.
Comme ces tournois de contrebasses de hautes volées.
Violes des viols enfouis.
Enterrements des errements dans la boue.
Peindre enfin les fleurs d’excréments.
Récipients d’airs terres à terres.
Tous les terreaux des taureaux assassinés.
Dans l’empire en pire du mal qui broie

Je me sens si éliminée.
Comme des joueurs du temps,cavaliers noirs des maladies
L’échiquier brisé des digues des dingues
Danse ses sabres dans le sable et des tigres édentés
Dormir contre les murs d’exécutions.
Fermer les cieux des gravures d’enfants.
Chuter prisonnière des éléments du songe.
La prison sale et humide des éponges de vie.

Je me sens si rien.
Finalement si bien au près du néant qui m’entraîne
comme putain en rumba des destructions.
De la mienne,Amen, qui se plie déjà dans la main
comme lettre non recommandable.
Un arrêté d’expulsion,émulsion terminale.
Condamnation à mourir de rire.
Tout perdre à se pendre au fil des langues.

Je me sens si vaincue.
Dévorée des fièvres vertes des forets.
Déflorée par les réalités des alités.
Dénudée dos tourné aux triomphes des lâches archers.
Proie des collabos des quolibets.
Des gobelets d’acide enfoncés dans le clair obscur.
Entre la chair épaisse et le fromage des blancs.
Les interstices à jamais interdits,tentures déchirées de la liberté.

Déjà trépasser l’hiver.

4 août 2013 18h00

J’emporte les temps

J’emporte les temps
Les adieux,les rideaux
Les moisissures et les barreaux.
D’autres aciers viendront clore
A défaut de scier
De cet enfer noir les rubans
Du décorum le ciel vidé
Les cœurs empalés sur les rivières
Les grandes beautés des fièvres
Qui portent la lumière
A nouvelle aube
Le ventre vivant.

31 janvier 2017 14h04

Requiaime

Dans la proximité
D’un instant étincelle
La soudure éclatée
Proche du soleil
Le temps mou qui dévale
Jusqu’au vide qui avale
La pente aux arbres morts
Jusqu’aux sombres volatiles
De brouillard voir le vermeil
Et les chevaux de merveilles
Syncoper les nuages lourds
Aux coupures d’éclairs
Les larmes paraissent
Les longs chemins de pluies
Qui mènent à celui qui luit
Que l’attente qui me fuit
Me fasse sombrer délirante
Au pied de l’arbre des fastes
Aimer chaque étoile qu’il nous reste
Au lit des vastes contrées
De liberté.

1er février 2017 21h04

Chaque petit caillou de gris

Chaque petit caillou de gris
Est d’une ampleur de hasard
Telles l’ampoule baliverne
Ni les illusions du noir
Les défuntes,les feintes
Les défaites amusées
Chaque pore animal
Si humain
Se protéger des carrosses
Des citrouilles d’aliénés
Des châteaux d’Espagne
Au jeu vivant les plaies
Le cavalier prend la tour
Presse purée des villes qui dévissent
Dans la brume des outils asphyxiants
Les pourris pendus aux arbres de l’ignorance
Mais les serpents écorchés sur l’asphalte
Font le gouffre phallique,les vices
Les circonscriptions d’Eros systémiques
Les viandes plates des écumeurs d’écrans
Aux bas mots l’écrit des dessous
La dentelle des yeux
La stratosphère des peaux lustrées
D’ongles et d’angles érigés
Que le fouet à sa cime resplendit d’écume
Vague du ventre décollant la face
Et jette aux fous de marbre, la salissure
De leur empire imbécile.

5 février 2017 9h27